Culture

Mayotte et sa culture singulière – Aperçu de la tradition mahoraise.

Des ses origines à nos jours.Veuillez nous faire part de vos remarques pertinentes qui pourraient nous aider à améliorer cette rubrique.

Apperçu de la culture mahoraise…

Dessin représentant un Chirazien Plusieurs cultures se côtoient à Mayotte, une première d’origine comorienne concernant 60% de la population, une seconde malgache, fortement marquée par la première et enfin française et occidentale qui imprègne de plus en plus les deux premières.
Même si le français est la langue officielle, nombreux sont ceux qui parlent (voire même écrivent) le shimaore (ou mahorais) et le malgache (ou shibushi), les deux langues principales de Mayotte.

Cependant le mahorais a largement été modifié, notamment du fait des métropolitains.

Le moringue, analogue à la capoeira brésilienne, était pratiqué, jusque en fin des années 80, entre villages rivaux. Il a, actuellement, presque disparu. On peut encore avoir l’occasion d’assister au (moringue mahorais) durant le mois de ramadan : « Au coucher du soleil, après avoir bien mangé, les gens se regroupent sur la place publique, tapent sur les tam-tam et pratiquent le (moringue).

La seule différence avec la capoiera est que cette dernière se rapproche d’arts martiaux alors que le moringue n’a strictement aucun enseignement ni règle réellement définie.

Mais le « moringue » est considéré, par les mahorais (habitants de Mayotte) comme un jeu. C’est aussi un moment de convivialité. Les lutteurs deviennent très souvent des amis après la lutte.

Les deux sont presque indissociables sur l’Île. La musique traditionnelle marque les étapes de la vie des Mahorais. à chaque rythme, sa danse.

- Le shigoma : réservé aux hommes. Les danseurs forment un cercle au milieu duquel des tambours rythment la danse.
- Le murengué : danse de combat réservée aux hommes, semblable à la capoeira. Après s’être pavanés devant l’assistance, les combattants (toujours en duel) se lancent dans une lutte à mains nues.
- Les m’biwis : ce sont des petits bâtons de bambou frappés l’un contre l’autre. Ces sont les femmes qui en jouent, en groupe. Elles dansent et chantent en même temps. Les m’biwis accompagnent de nombreuses cérémonies. à chaque arrivée d’avion à Pamandzi, un groupe de femmes accueille ainsi chaleureusement les voyageurs.
- Le m’godro : très populaire à Mayotte. Se danse partout et à tous les âges. De nombreux chanteurs mahorais (Mikidache, M’toro Chamou, Babadi…) manient ce rythme, allié à des textes plus modernes.

Si les Mahorais sont très attachés à ces musiques traditionnelles, ils n’en restent pas moins sensibles à tous les tubes du moment. Le rap a la cote, tout comme le zouk. La nouvelle chanson française, en revanche, peine à séduire les Mahorais.

Fête traditionnelle : le Tam tam zébu. Corrida à la mahoraise, dans les rues des villages.

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